Publié le 13 Décembre 2015

Le tétanos est une maladie rare mais très grave. Dans les pays développés, elle se solde par un décès dans environ un tiers des cas. Les statistiques françaises sont plus favorables, avec environ moitié moins de décès. Les séquelles musculaires et articulaires sont également assez fréquentes (de l'ordre de 20 % en France). Même quand la guérison est totale, il aura fallu une hospitalisation prolongée en réanimation pour en réchapper. Heureusement, cette maladie est d'autant plus rare que la vaccination est correctement appliquée (primovaccination et rappels réguliers).

 

Néanmoins, même dans un pays comme la France, on observe encore quelques dizaines de cas par an, chez des personnes mal ou non vaccinées. Il s'agit le plus souvent de personnes âgées, dont le dernier rappel est trop lointain. Mais de temps à autre, il s'agit d'enfants, dont les parents sont opposés à la vaccination. Cela s'est produit notamment en 1995, 2004 et en 2015.

 

Certes, il n'est pas question de prétendre que tous les enfants non vaccinés auront un jour le tétanos. Mais il faut que TOUS les parents prennent conscience que ne pas vacciner un enfant est prendre un risque tout à fait inutile. Ces risques inutiles sont pris pour diverses raisons, qui vont de la défiance des parents vis-à-vis de la médecine, jusqu'à l'attitude de certains médecins qui n'hésitent pas à déconseiller les vaccinations aux parents. Il s'agit d'une responsabilité partagée entre ces parents et ces médecins, mais ce sont les enfants qui en supportent les conséquences, au prix d'une lourde hospitalisation.

 

Dans ce billet, nous allons présenter ces trois cas français de tétanos pédiatrique. Il sera moins question d'argumenter sur l'aspect scientifique (pour cela, nous renvoyons le lecteur à deux précédents billets: ici et ) que sur le comportement des différents intervenants.

2015

 

Certificats de complaisance: un secret de polichinelle

A la mi-juillet, on apprenait qu'un enfant de 8 ans (9 ans maintenant) de la région de Tours était hospitalisé depuis plusieurs semaines pour cause de tétanos. Son carnet de santé présentait la mention d'une vaccination. Les analyses médicales indiquaient le contraire. La question du certificat de complaisance s'est alors posée. En effet, la vaccination des enfants contre le tétanos étant obligatoire, la falsification des carnets par des parents et/ou des médecins antivax n'est qu'un secret de polichinelle. Peut-être que vous-même, vous connaissez des situations similaires?

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

A la recherche de la perle rare

La recherche d'un médecin "à l'écoute", "pas provax", voire même "franchement antivax", qui acceptera de retarder la vaccination, de suivre un enfant non vacciné, voire de réaliser un "faux" dans le carnet de santé, se fait par le bouche à oreille ou via internet. Les parents savent qu'ils ont plus de chance auprès de médecins homéopathes. Par exemple, on peut lire ce fil de discussion, débuté en janvier 2014, sur un forum francophone :

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

Une maman y pose la question suivante:

"Je recherche un pédiatre homéopathe car en général ils sont contre les vaccins.. Ou tout simplement un pédiatre qui n'est pas pro vaccins.. ".

Voici une des réponses reçues:

"En pédiatre homéopathe pas pro vaccin (et même plutôt anti vaccin), il y a le docteur Bry de Fondettes. Je crois qu'il ne prend pas les nouveaux clients mais en expliquant à sa femme (la secrétaire) que tu es proches de ses convictions, ca devrait le faire ".

Retenez "Docteur Bry". Il s'agit du pédiatre de l'enfant hospitalisé, celui qui a rempli son carnet de santé. Sur un autre forum, on peut lire le témoignage suivant, datant du 18 juillet, concernant l'affaire:

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

"En ce moment, dans l'hôpital où j'ai fait mes études, un gamin est en réanimation depuis plusieurs semaines, il est très gravement atteint du tétanos suite à une plaie banale.
Le médecin qui le suit avait fait un faux certificat de vaccination. Avec ce vaccin, il n'aurait même pas eu un début de maladie. "

Concernant le passage sur le faux certificat, elle précise:

"Ca, je n'ai pas le droit de le dire puisque l'enquête est en cours, sauf que ce médecin est connu pour sa position anti vaccin et que tout le monde sait dans la ville que si on a besoin d'un faux certificat pour scolariser les enfants, c'est lui qu'il faut aller voir. "

 

Une suspension en attendant une radiation et une condamnation?

Ce médecin vient d'être suspendu par son ARS (Agence Régionale de Santé) suite aux forts soupçons qui pèsent sur cette affaire. L'ordre des médecins (CNOM) doit encore se prononcer sur son cas ce 16 décembre. Il est également très probable que l'affaire finisse devant la justice dans les années à venir (cfr cas de 1995, plus bas).

 

Antécédents du Dr Philippe Bry

Le Dr Bry est loin d'être un inconnu. Il a déjà été suspendu temporairement en février 2001. Ce que déplorait la Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations (LNPLV):

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

Cette suspension ne l'a visiblement pas calmé. En octobre 2009, Il s'exprime au salon "Ille et Bio" sur le sujet de la vaccination (vidéos 1,2,3). Un vrai collier de perles ! Avec la soupe d'arguments pseudo-scientiques des anti-vaccinations !

A 12' de la vidéo 2, par exemple, il déconseille la vaccination contre la coqueluche et explique qu'une bonne partie de sa clientèle a contracté cette maladie et qu'il en a ainsi une grande expérience. Cette maladie serait simplement "enquiquinante", mais pas vraiment dangereuse. Il suffirait de trouver le bon traitement homéopathique! Quand on connait la dangerosité de la maladie, en particulier pour les bébés, on peut avoir des craintes pour la patientèle de Mr Bry.

A 14', il explique ses vues sur le tétanos, dont le vaccin ne serait pas efficace et vante les mérites du chlorure de magnésium. Rappelons qu'un médecin doit proposer des traitements éprouvés. A ce niveau, le vaccin bat pourtant le chlorure à plate couture !

 

Un docteur soutenu par sa communauté

Le milieu antivax soutient d'ailleurs activement le Dr Bry. Si en 2001, il était question d'une "conférence d'information et de soutien au Dr. Bry", aujourd'hui, il est question d'une pétition, d'un appel aux dons pour payer les frais de procédure, et d'un appel à la mobilisation pour assister à son jugement au Conseil de l’Ordre le 16 décembre à Orléans. La pétition compte pour l'heure un peu plus de 2000 signatures, tandis que plus 10 000 euros ont été récoltés dans la cagnotte.

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

Un enfant de 8 ans a passé plusieurs semaines dans un service de soins intensifs.  Le médecin et la communauté qui le soutient semblent l'oublier. Ils ne parlent plus que d' "un séjour hospitalier" et un retour sur "le chemin de l'école". Mais que sont les souffrances d'un enfant face à une suspension ?

 

Les soutiens du Dr Bry sont ici le groupe Facebook Info Vaccin Prevenar, groupe en cheville avec l'association belge Initiative citoyenne, et Sophie Guillot, présidente de l'association Info Vaccin France et membre active du groupe facebook précité.

 

Sophie Guillot affirme donc que le Dr Bry n'aurait pas falsifié le carnet de son patient:

"Or cet enfant avait bien été vacciné à plusieurs reprises en 2008 et 2009 conformément aux lois d'obligations vaccinales",

alors qu'elle a elle-même falsifié celui de ses enfants, comme elle l'avouait en 2013 sur un forum québécois:

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

"Pendant qq années, je me suis tue, je n'ai rien dit, parce qu'en France, nous subissons des lois d'obligations vaccinales qui sont très répressives et que nous sommes ostracisés lorsque nous refusons de vacciner nos enfants, j'ai protégé mes enfants comme j'ai pu, je leur ai évité d'avoir de gros soucis avec ça, et je ne les ai vaccinés aucun des trois contre aucune maladie. ( clairement en faisant des faux certificats de vaccination ) j'ai attendu qu'ils soient un peu plus grands, qu'ils soient au courant et sachent comment se protéger pour refuser tout vaccin et que la loi ne puisse plus m'atteindre."

 

La meilleure défense? L'attaque!

Il est particulièrement frappant qu'en plus de prendre la défense du Dr Bry, présenté comme une pauvre victime persécutée du système, ses supporters accusent les services hospitaliers de négligence:

"La raison pour laquelle cet enfant a eu le tétanos est sans doute plus à rechercher dans la façon dont la plaie a été traitée en milieu hospitalier, plutôt que dans une prétendue absence de vaccination qu'on ne peut pas scientifiquement démontrer. "

Aux yeux des antivax, les responsables sont ceux qui ont sauvé la vie de cet enfant! C'est un point commun entre l'affaire de 2015 et celle de 2004, comme nous allons le voir maintenant.

 

2004

 

Des parents qui campent sur leur position ...

Bref rappel des faits:

"Toutefois, en 2004, un cas a été déclaré chez un adolescent âgé de 13 ans, à la suite d’une petite plaie de l’orteil provoquée par une écharde. Il n’était pas vacciné, car ses parents étaient opposés aux vaccinations, et il n’avait pu bénéficier de consultations médicales en milieu scolaire, car scolarisé à la maison. L’adolescent a pu recevoir une primovaccination (contrairement à sa fratrie pour laquelle les parents ont maintenu leur opposition à la vaccination), mais s’il ne bénéficie pas de rappels ultérieurs, l’immunité obtenue sera limitée dans le temps et il sera de nouveau réceptif. Il faut rappeler ici que, dans le cas du tétanos, l’infection, contrairement au vaccin, ne confère aucune protection car il n’y a pas production d’anticorps, et que, en conséquence, cet adolescent n’a développé aucune immunité liée à sa maladie."

 

... et cherchent des solutions farfelues ...

La maman de ce garçon est venue chercher de l'aide sur un forum pour obtenir des renseignements sur un traitement souvent évoqué par les antivaxs mais sans fondement scientifique. Son espoir était de convaincre les profesionnels (en train de sauver son enfant à coup de curare) de réaliser un cure de chlorure de magnesium (la même que celle vantée par le Dr Bry).

 

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

"BONJOUR, mon fils est hospitalisé pour tétanos, il est sous curare pour 3, 4semaines, il n'était vacciné, on lui a fait un vaccin et un sérum. Puis-je demander qu'on lui injecte du chlorure de magnésium ? comment puis-je justifier du sérieux de ma demande ?"

"mon fils va avoir 13 ans, il s'est blessé au pied avec un bout de branchage qui lui est rentré sous l'orteil, malgré le nettoyage, la plaie restait "un peu infectée", çe n'était pas "alarmant", on a désinfecté eau oxygénée, javel et argile qui a permi de retirer une écharde (invisible au début) il a présenté 6 jours après les premiers symptomes (machoires qui se crispent, puis dos). Si quelqu'un peut me renseigner sur le chlorure de manière "pointue", car je crois avoir lu la plupart des articles sur le net depuis qq jours, j'ai besoin de cas concret, de vécu... merci de vos réponses."

"sur ce, je ne remets absolument pas en cause la compétence des médecins qui soignent mon fils actuellement, mais si une solution supplémentaire, telle le chlorure de magnésium peut aider mon fils à s'en sortir, et que juste parce que c'est méconnu, ou refusé parce que pas dans les principes actuels, je ferais tout pour qu'on le tente aussi, mais je ne peux convaincre qui que ce soit, si je n'ai pas de preuves sérieuses."

 

... tout en étant mal conseillés.

Si cette maman était somme toute reconnaissante envers les professionels qui prenaient soin de son enfant, ce n'est pas le cas d'un de ses conseilleurs qui rejette la faute sur l'hôpital et la médecine:

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.
Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

"Ce cas que je connais bien car les parents ont demandé mon aide à déjà quelques années au compteur (six ou sept ans environ)).
Il n'est pas très glorieux pour la médecine vaccinaliste.
il est exact que le parents refusaient les vaccinations.
Ce refus a eu pour conséquence deux effets.
LE PREMIER: que les parents après la blessure importante au pied de leur enfant n'ont pas consulté pour éviter la vaccination en milieu hospitalier et les suites judiciaires . sans la pression de la médecine hospitalière la blessure aurait probablement été parée dès le début et il n'y aurait pas eu tétanos.
LE SECOND: La médecine hospitalière bornée lorsqu'il s'agit de vaccination s'est occupé des parents beaucoup plus que du malade Tracasserie de tout ordre, menace de justice, sermonage éhonté.
Ces médecins sur d'eux ont oublié de parer, de vérifier sérieusement la plaie. Cette erreur grave et inadmissible a mis l'adolescent en danger. En effet c'est seulement 15 jours après l'admission à l'hôpital que l'on s'est occupé de vérifier la plaie et que les médecins ont enlevé une grosse écharde de bois dans la plaie. Probablement que si les chirurgiens moins omnibulés par le fait de la non vaccination avaient fait leur travail (parage de la plaie) les conséquences eurent été tout autre."

 

Ce conseilleur n'est autre que Jean Méric, auteur du livre "Vaccination je ne serai plus complice" où il détaille ses vues sur le tétanos. Il est plébiscité par la LNPLV mais aussi par l'association dissidente ALIS (Association Liberté Information Santé).

 

1995

 

Dérives sectaires et santé

En 1995, un jeune enfant (4 ans à l'époque des faits), dont les parents étaient membres de la secte Horus, a contracté le tétanos. Comme dans le cas de l'affaire de 2015, l'enfant ne présentait aucune trace de vaccination, alors que son carnet de santé avant été rempli par son médecin. Ce médecin, le Dr Boilon, également membre de Horus, a été radié de l'ordre en 1996 pour cette fausse attestation.

 

"Le conseil régional de l'ordre des médecins a radié le Dr Juliette Boillon, 40 ans, «pour faute d'une gravité exceptionnelle». Le praticien, qui exerce dans la Drôme, avait certifié fallacieusement sur le carnet de vaccinations de Thibault, 5 ans, qu'il avait été vacciné contre le tétanos. Le médecin aurait agi à la demande des parents, alors membres de la secte Horus, implantée dans la Drôme.

Le subterfuge a été découvert le 25 mai 1995, lorsque le chef du service pédiatrie de l'hôpital de Valence, auscultant le petit Thibault, a constaté la présence de tous les symptômes du tétanos, diagnostic à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon. Différentes analyses ont permis d'établir que Thibault n'avait pas non plus subi les vaccinations obligatoires contre la diphtérie et la poliomyélite, contrairement aux mentions portées sur le carnet. Les parents et le médecin ont été mis en examen en février, les premiers pour «soustraction aux obligations légales ayant compromis la santé d'un mineur», le second pour «faux et usage de faux».

La décision de radiation, prise le 12 avril, souligne que «non seulement le Dr Boillon a attesté des faits faux, mais encore elle a mis en danger la vie de l'enfant en le privant d'une protection vaccinale contre trois maladies dangereuses, et a trompé les médecins appelés à le soigner, justement fondés à accorder foi aux mentions du carnet de vaccinations de l'enfant». (AFP)"

 

Complicité parentale

Il est à noter que ce médecin a agi sur demande des parents de l'enfant. Cela illustre bien la difficulté pour les autorités d'agir contre les médecins qui établissent des faux, puisque les parents, complices, ne vont pas les dénoncer. Ils peuvent même tenter de les protéger en cas de poursuite. Dans le cas de l'affaire de 2015, on peut lire dans le texte de la pétition:

 

"Nous appelons donc à un soutien du Dr Bry pour que [...] Le Dr Bry puisse ré-exercer dans les meilleurs délais, car il est démontré qu'il n’a commis aucune faute et qu’il ne représente en aucun cas un risque pour la Santé Publique ni pour la santé de ses nombreux patients. Le Dr Bry a reçu à ce jour plus de 200 attestations juridiquement recevables de patients qui témoignent de leur satisfaction et de son sérieux professionnel."

 

Jugement et condamanations

Ce cas de tétanos a fait resurgir d'autres affaires liées à la secte.

 

"A la suite de l'hospitalisation d'un enfant victime de tétanos et qui paraissait ne pas avoir été vacciné, une information était ouverte au cours de laquelle étaient notarnment entendus P......... et S............. qui révélaient les circonstances suspectes de deux décès survenus sur la propriété de la comrnunauté HORUS à La Coucourde : celui d'I.............en juillet 1994 et celui de M............ en janvier 1995"

 

En 1999, lors de son jugement par la tribunal correctionnel de Valence, pour "non assistance à personne en danger" (affaire des deux décès) et pour "établissement d'une attestation ou d'un certificat inexact" (affaire de l'enfant ayant contracté le tétanos), le Dr Boilon était assistée par Maitre Joseph, qui au passage, assistait aussi la gourelle de la secte. Le Dr Boilon a été condamnée à un an d'emprisonnement et à une interdiction définitive d'excercer la médecine, ce qui a été confirmé en appel.

 

Encore un entourage douteux

Maitre Joseph est un antivaccinaliste notoire, auteur d'un livre intitulé "Vaccins - on nous aurait menti? L'avis d'un avocat", où il se prospose d'aider les parents à éluder les vaccinations obligatoires.

Tétanos : Quand des enfants paient pour les décisions des adultes.

Dans le compte rendu du jugement, on peut également lire:

 

"Le docteur LACAZE, désigné à la demande des mis en examen, concluait (D.239) que l'enfant Thibaud ROUVIERE avait été vacciné antérieurement à son hospitalisation, indiquant que le taux d'anticorps de 0,02 unité internationale par millilitre était suffisant pour donner une immunité antitétanique et que le diagnostic de tétanos porté lors de l'hospitalisation était peu probable. Il convient toutefois de noter:

  • que les experts entendus sont unanimes à exposer que le taux sur lequel le docteur LACAZE a fondé ses conclusions est à la limite de précision des méthodes de mesure (D.240, D.281) et qu'un taux n'a de sens qu'en fonction de la méthode de mesure adoptée ;
  • que si l'enfant avait effectivement reçu la vaccination antitétanique, il resterait à expliquer pourquoi, alors que vérification a été faite que cet enfant ne présente pas de défaillance du système immunitaire, il ne porte pas d'anticorps correspondant aux vaccins associés à celui du tétanos (D.34, D.240)."

 

Le Dr Lacaze est un autre opposant aux vaccinations ...

 

Les faux certificats de vaccination peuvent retarder un diagnostic

Les parents ont eu un comportement condamnable. Si exposer son enfant au tétanos est une chose, continuer à mentir une fois son enfant malade en est une autre. Pour eux, mieux vaut risquer de porter préjudice une seconde fois à leur enfant, par retard de diagnostic, que de faire preuve d'honnêteté:

"Et vainement Mr et Mme ROUVIERE se sont-ils emparés du fait que les premiers praticiens avaient écarté le diagnostic de tétanos puisqu'ils ne l'ont écarté qu'en raison du fait que le carnet de santé mentionnait sa vaccination (D.33) et qu'ils ont recherché une autre orientation de leur diagnostic dont le retard aurait pu être gravement préjudiciable à l'enfant. "

 

Quid pour le futur?

 

Retenez bien les noms des différents protagonistes cités plus hauts: le Dr Bry, le groupe facebook Info Vaccin Prevenar et l'association Initiative Citoyenne, Sophie Guillot et l'association Info Vaccin France, la LNPLV, l'ALIS, Jean Méric, Maitre Joseph, Dr Lacaze

 

Ils se connaissent, se soutiennent, se citent en boucle dans leurs argumentaires. Ils se partagent le public des parents antivax purs et durs, mais aussi des parents simplement inquiets. Leur nom risque bien de ressortir si une affaire similaire à ces trois cas de tétanos pédiatrique venait malheureusement à se (re)produire.

Mise à jour:

Tétanos : le pédiatre sanctionné par ses pairs

"La chambre disciplinaire lui interdit d'exercer pendant 18 mois."

Rédigé par Julie

Publié dans #Tétanos, #Actualité